About

Le Suigen Dojo est affilié à la Fédération Française de Battodo. Cours tous les jeudis de 19 h à 20 h 30 à la Salle de sports du Petit Houx à Azé, Loir et Cher (41100). L’enseignement au sein de la Fédération Française de Batto do provient de la transmission faite par 2 remarquables sensei (maîtres) japonais à Bernard Durand Sensei (7e dan kyoshi de kendo, 7e dan de batto do, 5 dan de iaido) fondateur de la Fédération Française de Batto do : - Maître Okada Morihiro pour le iaido et le kenjitsu, - Maître Kato Shinji pour le batto do. L’étude de ses 3 disciplines au sein du Suigen Dojo sera faite sous la direction de Francis Gigou, deuxième Dan, élève de Bernard Durand Sensei et de ses plus proches disciples.

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Suigen BBQ 2012

Dimanche 24 Juin 2012 | Battodo et Barbecue

Battodo 9h30 - BBQ 13h30

Suigen Dojo

Salle de sports du Petit Houx à Azé

Selon la formule habituelle, apportez tous un petit quelque chose à partager.

Il y aura de la braise.

Pour plus de renseignements : Francis 06 81 48 26 72 / suigendojo@laposte.net

Merci de nous dire si vous venez et à combien.

Dimanche 15 Avril 2012 | Iaido - Travail à deux avec Bernard Durand Sensei
9h30 - 17h
Suigen Dojo
Salle de sports du Petit Houx à Azé
Repas en commun, apportez tous un petit quelque chose à partager.
Pour plus de renseignements : Francis 06 81 48 26 72 / suigendojo@laposte.net
Merci de nous dire si vous venez et à combien.

Dimanche 15 Avril 2012 | Iaido - Travail à deux avec Bernard Durand Sensei

9h30 - 17h

Suigen Dojo

Salle de sports du Petit Houx à Azé

Repas en commun, apportez tous un petit quelque chose à partager.

Pour plus de renseignements : Francis 06 81 48 26 72 / suigendojo@laposte.net

Merci de nous dire si vous venez et à combien.

Un jour, le jeune Okada Morihiro Takeda, brillant kendoka, rencontre Dame Ogura…

une vieille dame maître de Naginata et 14ème descendante de l’école Tento-ryu. Celui-ci reçoit une leçon magistrale au cours d’un combat à la fois épique et drôle. A la fin du combat, la dame lui offre un tenugi avec un aphorisme mystérieux qu’elle a personnellement calligraphié.

[…] Morihiro, dans le vestiaire, déplia soigneusement le Tenugi qui venait de lui être remis quelques minutes plus tôt, offert par la Dame Ogura. C’était simplement trois idéogrammes blancs sur un fond violet, la couleur impériale. « Courage, bonne chance, maladresse. »

Il fut un instant interloqué : courage, bonne chance, ces caractères lui apparaissaient évidents et sans résonances particulières. Dans son esprit fougueux le courage était quelque chose qui allait de soi. La chance au fond, il n’y pensait jamais, mais convenait que posséder une bonne âme, n’avoir pas d’accidents malheureux ou de maladie empêchant de continuer à s’entraîner, était une chose assez importante. Mais maladresse, que voulait bien dire cette petite vieille qui venait de le ridiculiser ? Etait-ce pour se moquer de lui ? Non, c’était impensable. Cette dame contre laquelle il était injustement furieux n’aurait pas la considération des autres professeurs… Il voulut en avoir le cœur net. Surmontant sa grande timidité envers le sexe opposé inhérente à son âge (la dame aurait été jeune cela lui aurait été impossible) il alla trouver son vainqueur. Avec courtoisie et un langage déférent mais précipité - il était un peu dépassé par son audace - il interrogea le maître de Naginata.

  - Je vous prie de m’excuser d’avoir la témérité de vous importuner, Sensei, mais je voudrais savoir quelque chose : que signifie « maladresse » sur le Tenugi que vous m’avez si gentiment offert ?

La Dame Ogura s’inclina très modestement, même experte dans l’art du Naginata, elle n’était qu’une femme et c’était un garçon qui était devant elle et même un jeune homme bien né.

  - Ne vous excusez pas, mais au contraire, pardonnez mon modeste cadeau… Ce tenugi est le dernier que j’ai personnellement calligraphié dans mon Dojo. Je l’ai distribué à toutes mes élèves. Voilà ce qu’il signifie courage, ce n’est pas seulement le courage physique et moral dans la situation dangereuse du combat. Un pratiquant sincère possède ou acquiert relativement vite cette sorte de courage : la conviction de l’esprit et la force du corps liées ensemble. Je connais votre maître de sabre, en ce qui vous concerne, votre détermination est grande. Vos difficultés contre moi tout à l’heure ne sont dues qu’à l’inexpérience et c’est pourquoi elles ne comptent pas. Elles n’ont aucune importance. Le courage dont je parle c’est celui de poursuivre l’entraînement coûte que coûte, quelles que soient les difficultés rencontrées, circonstances de la vie publique ou personnelle, psychologiques, physiques ou morales. Ce n’est pas un courage de circonstances dont il s’agit ici, une sorte d’héroïsme. Je pense que vous seriez déjà capable d’une telle attitude. Non je parle de l’endurance, de la persévérance sur le difficile chemin de la Voie du Sabre. « La lumière de l’expérience n’éclaire que le chemin (physiquement) parcouru ». L’habitude de venir s’entraîner sans lassitude aucune, sans désespoir aucun, mais avec effort et conviction profonde.

Le jeune homme, subjugué par cet exposé très clair et limpide, en oubliait de rougir de confusion. Son intelligence vive et ouverte buvait littéralement les paroles de son interlocutrice.

  - « Bonne chance » : corollaire du premier idéogramme, cet idéogramme est le souhait pour chacun de nous d’avoir une santé suffisamment bonne pour pouvoir concrètement s’entraîner et apprendre dans la dureté et les difficultés d’un entraînement sévère. D’avoir aussi les occasions, la chance de rencontrer sur le chemin de la vie des personnes éclairées qui vous servent et vous font progresser plus que d’autres. Là où il y a l’élève, il y a le maître. C’est là la disponibilité de l’esprit de l’individu qui lui permet de saisir l’enseignement d’une situation, d’une défaite, d’une victoire, bref de s’éduquer.

Morihiro s’inclinait successivement à chaque fin de phrase pour indiquer qu’il comprenait et que ces paroles s’inscrivaient profondément dans son cerveau. Son attitude, tout à fait normale pour un jeune japonais devant un aîné, était empreinte d’une profonde sincérité, ce qui engagea la Dame Ogura à continuer sur le même ton.

  - « Maladresse » est peut-être le kanji le plus important des trois sur ce linge de tête : croyez mon expérience, je me méfie des gens doués et précocement supérieurs aux autres… Cela se traduit le plus fréquemment en ce qui nous concerne dans la Voie des armes où le gestuel est fondamental, par un don d’imitation flagrant. On imite très bien la technique de tel ou tel professeur réputé pour l’efficacité de tel ou tel coup. On se satisfait alors de ce qui ne peut être qu’une approximation.

On croit posséder la technique du maître, en réalité, on la singe. On n’a maîtrisé que l’aspect extérieur, non I’aspect profond : autant dire, rien du tout. Le maladroit, lui, va peiner. Il est moins doué que ses camarades. Il doit s’entraîner plus (c’est là où le courage de la persévérance intervient), plus souvent. Il mettra six mois à acquérir le geste quand celui qui a le don n’a besoin que d’un mois. Mais si, besogneux et têtu, il persévère sincèrement, un jour le déclic arrive et il exécute correctement le geste. Le geste accompli est alors acquis, maîtrisé. Il ne l’oubliera plus jamais. Celui-là est un modèle parce que sa technique a été longuement mûrie. Celui qui est « pourri de dons » tombe très souvent dans la facilité, si son professeur n’est pas très vigilant. Le geste acquis instinctivement, non éduqué ou non entretenu, s’envolera aussi vite qu’il est venu… Voila pourquoi, paradoxalement, la maladresse est une qualité.

En résumé, une adresse trop spontanée empêche de faire le tour de la question !… Êtes- vous satisfait ?

Le jeune Takéda s’agenouilla spontanément en seiza, nez contre le sol pour saluer un enseignement aussi brillant et aussi pour se faire pardonner son incorrection d’être en quelque sorte venu exiger une explication. La vieille Dame en s’inclinant souriait de plaisir sans aucune vanité, reconnaissante, au contraire, envers le jeune homme d’accepter si humblement ses explications. […]


Soleil Levant

Extrait de Soleil Levant, ou l’efficacité japonaise

de Pierre Delorme, ed. Guy Trédaniel, (1986)

Kendo no kata par Bernard Durand Senseï

Kendo no kata par Bernard Durand Senseï from sbrothier on Vimeo.



Kendo no kata par Bernard Durand Senseï 7ème dan kyoshi pendant le 8ème stage d’été Raps-Denseï 2011 au Creps de Bourges.

Avec Didier OLIVRY Renshi Kendo 6ème dan - Iaïdo 5ème dan et Jean-Michel Martinuzzi 3ème Dan.



et quelques photos

1 journée avec Bernard Durand Senseï



1 journée du 8ème stage d’été Raps-Denseï 2011 au Creps de Bourges animé par Bernard Durand Senseï 7ème dan kyoshi.

Au menu : Kendo, Iaido, Battodo et Kenjutsu.

Rentrée

JAPANESE ARMOR in the MEIJI ERA

Reprise des cours le 1er septembre 2011, toujours le jeudi, et toujours à 19h.

A noter aussi une rencontre inter associations à Azé le samedi 10 septembre de 15h à 17h avec des échanges entre taïchi et escrime. 

"Je n’ai jamais entendu dire que quelqu’un ait eu des résultats sans étudier ou atteint la réalisation sans pratiquer."

~ Poème n° 1258Maître Dōgen (moine et philosophe japonais, fondateur de l’école Soto)

Suigen BBQ

Suigen BBQ

C’était le 19 juin, la petite journée d’été du Suigen dojo.

Cette année le matin c’était kendo sous la direction de Jacky senseï et ses élèves Orléanais du Token dojo . L’après midi c’était barbecue aux bords du boulon, avec ce qu’il fallait de tartes, viande et boissons à base de raisin…

Quelques photos prises par Sylvain :


"Si face à un arbre on n’en regarde que la seule feuille rouge qu’il porte, on ne voit plus les autres; par contre, si, sans se focaliser sur celle-ci on considère cet arbre dans son entier, on en perçoit toutes les feuilles. Si notre esprit est accaparé par une seule feuille, on ne peut voir les autres. Si notre esprit ne se fixe nulle part, on peut d’un regard visualiser toutes les feuilles."

~ Takuan moine zen dans Fudochishinmyôroku lu surParoles de Hanshi proposé par le Kendo Club du Ventoux

Le iaïdo

Les principes du Iaï ont été codifé vers 1550 et cet enseignement s’est transmis sans interruption jusqu’à notre époque par des écoles désirant respecter cet héritage précieux. Nous étudions l’une de ces écoles : Muso shinden ryu.

Iaido qui signifie « se tenir face à un autre », peut également avoir d’autres noms :Iai « existence réciproque », Nukiai « dégainage simultané », Bakken « dégainage du sabre » et Battojutsu « art de dégainer le sabre ». Sentant les intentions belliqueuses de l’adversaire, on dégaine le sabre et on coupe l’ennemi sans la moindre hésitation.


La iaido se pratique seul. Au cours de « katas » (situations fictives codifiées), le pratiquant apprendra à dégainer, esquiver ou riposter. Les Bushi avaient remarqué que lors d’attaques imprévues : la nuit, sur un pont, au détour d’un carrefour, à l’intérieur d’une maison… c’est la rapidité avec laquelle on dégainait et on enchaînait une contre-attaque qui permettait d’acquérir un avantage fondamental dans le combat.
Les débutants travaillent avec un bokken (sabre de bois). Après une période d’initiation, ils peuvent commencer à utiliser le iaito, copie de sabre à lame non tranchante. Plusieurs séries d’une dizaine de kata apprennent à faire face à toutes les situations possibles.

 

Sources : Wikipédia, Kerkatana Dojo, Moncada Dojo, Senshin Dojo